LE RUGBY GAGNANT

OsDeVie 5 – 1 VRP Pomerols

Ah m’asseoir sur un banc, dans l’vestiaire avec toi,
Et regarder le rugby qui s’en va…
Te raconter l’histoire des mêlées qu’on poussait
Et sentir nos poumons qui brulaient
Le bruit sourd des crampons qu’on ne peut oublier
Le dimanche à 15 h sur le pré

……
Eh oui, à l’aube de la vétéranie, on a tous dans le cœur ce rugby oublié. Ah non, merde, je me goure de chanteur là. Je disais donc qu’on a tous connu ce sentiment du terrain qui s’allonge, du maillot qui rétrécit, le poids des ans, ou le poids tout court qui nous montre que notre carrière rugbystique est plus derrière nous que devant. C’est ainsi que l’on se transfère petit à petit vers un jeu vétéran, aux règles plus adaptées à notre physique sur une pente descendante, et que l’on trouve désormais notre bonheur au sein de rencontres entre clubs « d’anciens » comme on dit pudiquement. Et parmi ces clubs, il y en a un qui nous tient particulièrement à cœur, c’est le jeune club des VRP de Pomerols. Jeune, car il n’en n’est qu’à sa deuxième saison d’existence. Et déjà, le doute l’habite (ne cherchez pas la contrepèterie, il n’y en a pas), puisqu’en début d’année, suite à plusieurs déceptions et à un effectif en baisse, ce club a décidé d’annuler les rencontres prévues pour le reste de la saison. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté osdevienne. Nous avons beaucoup de points communs, les rencontres de la saison dernière ont été un vrai succès, et il nous paraissait impensable de ne pas organiser en 2017 cette rencontre entre les deux clubs, qui partagent de nombreuses valeurs communes. Après moultes hésitations et palabres, il fut décidé par les deux présidents de jouer ce match quoi qu’il arrive, à 12 contre 12, 10 contre 10 s’il le fallait, mais on ne pouvait pas accepter cette annulation. Merci Laurent d’avoir joué le jeu de ton coté aussi.
La rencontre fut donc reprogrammée en ce soir du 19 mai en terre muscatière. Eh oui, les VRP ont un club house, mais ils n’ont pas d’éclairage. De là à imaginer une fusion prochaine…. Un effectif de 12 visiteurs était annoncé. Qu’à cela ne tienne, nous avons recruté 7 joueurs de l’équipe amie de Saint Jean de Védas (sauf Mika qui a eu peur de venir) afin de parfaire les effectifs. Joueurs que nous garderons finalement très égoïstement, puisque les VRP sont finalement venus avec une équipe complète, alors que nous, même en raclant les fond de tiroirs (à l’image de Petitou, illustre joueur des Os de Vie du siècle dernier) on ne se bousculait pas vraiment dans un vestiaire pourtant très étroit. Seize quoi*. enfin 17 ou 18, mais pas plus.
A l’heure de l’échauffement, bien entamé par nos amis visiteurs toujours aussi organisés et ponctuels, nous comptons et recomptons. Le chat est maigre. Michel et Gaël, les amis de Corée qui sont encore bloqués à 3 h du mat avec le décalage horaire, vont chausser les crampons malgré tout. Enfin, on va le faire ce match, surtout que l’équipe des Muscatelles , avec sa mascotte à longue trompe, est venue nous soutenir , de même que quelques védasiens, dont le joyeux Francky à qui nous souhaitons un joyeux anniversaire.
Premier problème: Notre arbitre officiel est absent, et ce n’est pas le petit chauve sur le banc, en grève depuis 3 ans, qui va le remplacer. C’est finalement un éducateur védasien qui officiera au sifflet plutôt que de partager les coups sur le terrain. Merci à lui. Eduquons, éduquons, il en restera toujours quelque chose..
Une minute de silence sera observée avant le coup d’envoi en hommage à Jack, le sanglier d’Aumelas, qui vient de perdre sa maman, puis Arnaud D. prendra en charge le capitanat. Le coup d’envoi est donné, et la consigne est de faire une faute rapidement. Pourquoi? Pour faire une première mêlée, afin de savoir à quel poste on joue. Parce que oui, c’est un peu le bordel ce début de match.
Donc première mêlée, on sait désormais quel poste on occupe, on peut enfin se concentrer sur le jeu. Un jeu plaisant, engagé, mais sans mauvais gestes. On domine la première partie. Une première touche sur les 22 pour les locaux, jouée à la Montpellieraine, et la tortue à seize pattes se met en marche vers la terre promise. Jusqu’à 3 centimètres de la ligne. Le ballon sortira finalement pour aller jusqu’à l’aile opposée, ou l’essai sera inscrit sous les applaudissements des spectateurs.
Un deuxième suivra pendant le premier tiers temps, ce qui nous permettra de mener confortablement à la pause.
Petite critique -fondée- du coach, qui nous reproche alors « de perdre des ballons bêtement » . De mon coté, je lui demande comment on peut perdre des ballons intelligemment?. Oui je sais, je réfléchis trop, et si j’ai choisi rugby, c’est pas pour réfléchir. Donc je rentre dans le rang . Enfin, on attaque le deuxième tiers temps en faisant tourner nos quelques remplaçants, puis un troisième essai est inscrit sur une échappée solitaire. Mais les VRP, toujours debout, réagiront rapidement pour réduire le score grâce à leur international cubain, avec un écart de toujours 2 essais à la deuxième pause.
Les organismes sont fatigués, nous prêtons 2 transfuges à nos hôtes à bout de souffle pour le dernier tiers temps, mais ce sera malgré tout insuffisant. Ils craqueront en fin de partie, lâchés par le physique, et encaisseront deux nouveaux essais, toujours bien construits.
C’est sur le score de 5 à 1 que s’achèvera la rencontre, avec la traditionnelle haie d’honneur bien méritée pour tout le monde, y compris l’arbitre. Pas de blessé, pas de mauvais geste si ce n’est quelques chamailleries habituelles, bref un beau match . Au delà du score, c’est tout l’effectif des deux équipes ainsi que les spectateurs qui auront pris du plaisir. Et c’est le rugby vétéran qui sortira gagnant de la soirée.
Direction ensuite la troisieme mi temps au sortir des vestiaires, après une douche perturbée par l’inénarrable Petitou à la connerie retrouvée (mais l’a t’il vraiment perdue un jour?). On remarquera à nouveau l’organisation légendaire des VRP, qui ont prévu la glacière et le ravitaillement pour se réhydrater avant de faire le trajet jusqu’à notre portugais restaurateur.
Petite déception, seuls 9 Osdeviens resteront au repas après l’apéro. J’avais un peu honte je l’avoue. On a beau dire que ce sont les meilleurs qui restent, ça fait toujours un peu mal, d’autant plus que nos adversaires sont tous là, eux. Si on a gagné le match, ils ont gagné la troisieme mi temps! Entre les excellents plats de notre chef le cochon heureux, le porc tout gai Ramos, les convives feront quelques tentatives pour entonner les hymnes rugbystiques, mais visiblement, les organismes sont fatigués, épuisés même. Et les joueurs plus enclins à jalouser le Président qui arbore fièrement une magnifique chemise que tout le monde lui envie.
A l’occasion des discours officiels, un carton d’excellent breuvage pomerolais nous sera offert. Ce sera l’occasion de remercier nos hôtes pour leur bonne prestation sur le terrain, un excellent état d’esprit qui nous donne envie de les recevoir à nouveau à la rentrée. Les digeos règlementaires seront bien évidemment dégustés dans la foulée, on est visiblement meilleurs à ce jeu là.
Encore merci à nos renforts Védasiens, à l’ arbitre, et une valeureuse équipe des VRP pour leur prestation ce soir. A bientôt, dans trois semaines contre Mauguio, pour vous raconter une nouvelle aventure

Vous raconter surtout

Cette belle amitié
Quand on ne peut plus pousser
Quand on ne peut plus courir
Qu’on n’a plus toutes ses dents
Reste la troisieme mi temps
Et le rugby vétéran

Philou 2 qui ne va pas tomber la chemise pour autant

*Pythagore, tu leur expliquera aux gros?

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L’Apocalypse de Saint Jean

Osdevie 4 – 1 Masters Saint Jean de Vedas

Ce vendredi s’annonçait particulièrement mal, puisque 3 jours avant l’échéance fatidique, nos amis Clermontois, souffrant de problèmes d’effectifs récurrents, renonçaient à la rencontre. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de GrandFred, transfuge d’il y a 15 jours, qui rameutait ses anciens futurs coéquipiers de Saint Jean pour remplacer au pied levé l’équipe défaillante. Si on veut conserver notre invincibilité en 2017, il ne faudra donc pas compter sur le tapis vert, il faudra aller la chercher. Mais trouver une équipe, c’est bien. Encore faut il trouver un terrain, un restau, un arbitre. De tout cela, rien jusqu’au matin de la rencontre, ou l’arrêté municipal d’interdiction des terrains pelousés était enfin levé, permettant à ma tension artérielle de revenir à des niveaux plus honorables. Un restau de dernière minute était réquisitionné par Misterping, toujours dans la série portuguaise, mais à quelques pas du dernier, qui nous avait plus ou moins échaudé. Et Osdevie échaudé craint l’eau froide. Et l’eau tout court, sauf à y mettre du Pastis dedans, mais c’est un autre débat.
C’est donc tant bien que mal que la rencontre du soir était maintenue, face à l’équipe des Masters de Saint Jean, qui n’en demandait pas mieux. Une équipe qui ne nous est pas inconnue, puisque composée d’anciennes gloires frontignanaises, qui ont choisi de passer à l’ennemi. Pas de caractère revanchard, mais quand même un petit peu. C’était l’occasion de retrouver notre ancien ailier, notre Francky dont on fêtait, comme tous les autres soirs, l’anniversaire, et l’ami Mikamol, qui hésitait encore entre le jaune et bleu d’avant, et le rouge et noir tout nouveau tout beau. Mais qui finalement choisissait de rentrer sur le terrain sous les couleurs ennemies. Ca va déménager ce soir.
Le terrain est souple, pas comme nous. On s’échauffe, on se compte, et ô miracle, on dépasse le nombre de 15. Grace à un renfort frontignanais issu d’un pari stupide comme on les aime, les entraineurs des féminines nous rejoindront afin de muscler l’équipe. On s’échauffe un peu, et l’ami Jack prend le sifflet pour la première période.
Dès le coup d’envoi, nos adversaires lancent leurs chariots de feu vers nos lignes. La conquête du paradis en vue. Vangelis selon Saint Jean, dira t on. Mais sans succès, puisque ces adversaires seront cloués sur place par une défense hermétique. Excusez moi ces quelques allusions mystiques, mais j’ai un peu mal au cul ces temps ci, et à chaque fois ça me rappelle le catéchisme. A force de lutter, les adversaires s’épuisent, et une contre attaque nous permettra d’ouvrir le score. Joie de courte durée, comme souvent, puisque les Os se reposent sur leurs lauriers et encaissent immédiatement un essai. Tout est à refaire. Pendant ce temps, GrandFred croisera la tete d’un coéquipier dans un regroupement et se fera offrir un stage de couture gratuit. 5 points. Un essai non transformé. Et encore, heureusement qu’il avait le nez, sinon il la prenait en pleine gueule. Maillot maculé de rouge en hommage à nos adversaires, c’est Lolo, qui attendait sagement son tour sur le bord du terrain, qui l’amènera faire les formalités habituelles à l’hopital. Mais on ne se décourage pas pour autant, on joue bien, groupés, et un deuxième essai nous récompensera avant la pause.
Deuxième tiers temps: En l’absence de Lolo, Jack continue à officier au sifflet. Les esprits s’échauffent quelque peu, les joueurs de Saint Jean font les pitres, on réplique, ça sent bon la générale mais on passera à coté une nouvelle fois. Tiers temps stérile, qui verra une dure lutte ponctuée de va-et-vient sans grand intérêt, si ce n’est de nous rapprocher de la bière tombale.
Pour le troisième tiers temps, un védasien se proposera de remplacer Jacques au sifflet, jugeant son impartialité discutable. Ce qui ne changera pas grand chose, puisque les védasiens se feront encore plus pénaliser que dans les deux premiers tiers temps. Il faut dire que la fatigue avance. Et l’énervement commence à se faire sentir, surtout chez ceux qui ont choisi le mauvais coté. N’est ce pas Mika? Mais oui, c’est de l’humour, on t’aime quand même. Tu reviens quand tu veux. Ne serait-ce que pour rapporter la caisse des bières.. A ce petit jeu, les muscatiers resteront lucides et appliqués, comme à l’entrainement, en répétant leurs classiques. Et ça fonctionne, puisqu’un troisième essai sera marqué. Suivi d’un quatrième en fin de match, apres un ballon porté sur plus de 20 mètres, et qui scellera le sort de la rencontre. La messe est dite.
Belle victoire méritée des Osdevie, qui restent donc invaincus en 2017 grâce a leur courage et leur abnégation aux entrainements. Quoi, j’exagère un peu? bon, ok, mais si peu. Et pour une fois qu’on gagne, on ne va quand même pas se tirer une balle dans le pied, non?
Après le nettoyage et la fête non moins traditionnelle dans le vestiaire, nous nous dirigeons vers le nouveau restaurant afin d’attaquer la quatrième mi temps. La plus importante. Nos adversaires, bons joueurs, nous accompagneront en nombre afin de déguster ces fameuses bulles houblonnées qui font la réputation de ce sport et forgent avec vigueur les ventres des joueurs. Puis direction la table, ou par rapport à il y a 15 jours, nous découvrons un autre Portugal. En lieu et place de deux feuilles de salades qui se battaient en duel, l’entrée sera composée de 3 copieux beignets. Qui se battent donc en truelle. Normal pour un portugais. Elle sera suivie d’un pavé, ou plutôt d’un parpaing de morue, avec une faveur accordée gracieusement à notre allergique au poisson. Puis les desserts et cafés suivront, avant que notre hôte ne nous offre sa tournée de boisson mentholée. Merci Pedro.
Maintenant il faut rentrer, certains partent en vacances, mais n’oublions pas que les terrains restent ouverts et que les entrainements sont assurés tous les vendredis, y compris pendant les vacances scolaires. On ne baisse pas les bras, on continue à s’entrainer, nos coaches sont motivés alors on leur fait confiance et on les suit pour une troisième victoire consécutive cette année. Peut être contre Pomerols le 3 mars, s’ils reviennent sur leur décision, ou contre une autre équipe surprise puisque ça nous réussit. Sinon le 24 mars, réception de Mauguio.
Philou2

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RECEPTION D’ ANIANE : ON A EU CHAUD

Os de Vie 5 – 3 Ovalie Gauloise

Les températures sibériennes du début de semaine n’encourageaient guère à l’optimisme pour recevoir nos amis de L’Ovalie Gauloise ce soir là. Le froid, c’est bien connu, réduit la taille des équipes. Entre autres. Enfin j’me comprends. Mais bon, c’était prévu de longue date, et un Os de Vie ne recule jamais devant ses engagements, donc la rencontre fut maintenue.
Premier souci, et non des moindres, le restaurant censé nous accueillir, dont il est formellement interdit de prononcer le nom pour certains, mais disons simplement qu’il se trouve dans la zone du Barnier, vous m’aurez compris, n’est pas libre ce soir là. Notre deuxième tanière, la Bodéga, nous informe qu’elle restera fermée ce vendredi également. Donc impossible de recevoir dignement nos hôtes à moins d’une semaine de la rencontre. C’est alors que Michel prendra les choses en main, et que finalement ces choses nous combleront de joie puisque la veille du match, nous avons enfin confirmation de la possibilité de se restaurer (et plus si affinités) dans un repaire situé dans les faubourgs de la ville, un petit restaurant pour cochons heureux, des porcs tout gais, en hommage à notre spécialiste Jacquouille (et surtout de sa voiture), fervent admirateur de la bête depuis quelques temps. Voilà, une grosse épine sortie du pied qui nous permet de nous consacrer totalement au coté sportif.
On arrive à l’heure, une fois n’est pas coutume , il faut le signaler. Lolo est dans le vestiaire depuis une bonne demi heure quand nous prenons possession du local. On se compte. Des absents. Beaucoup. Mais on va se concentrer sur les présents, après tout, ce sont eux qui seront sur le terrain: Lilian a réussi -on le remercie pour ça- à faire une pause de deux heures dans son boulot pour venir jouer. Chapeau, et merci aux pompiers pour leur compréhension. Renfort aussi d’ Arnaud le grand, en neuf, qui apportera son aide précieuse, ainsi que de Patrick B. qui reprend partiellement et courageusement avec une épaule encore en vrac. Et les autres, on ne va pas citer tout le monde. Non pas que je n’en n’ai pas envie, mais passé 50 ans, Alzheimer me guette et j’ai peur d’en oublier. Au total, 16 joueurs, ainsi que Pythagore pas encore remis, mais qui se tiendra prêt sur la touche « au cas ou ». Donc si vous comptez bien, sachant qu’on fournit l’arbitre, il reste 15 joueurs plus ou moins aptes à composer l’équipe. Ce qui au passage facilitera grandement la gestion du coaching et des remplaçants, faut voir le coté positif.
Coté Ovalie Gauloise, ils sont un peu plus nombreux. Deux jeunes ailiers, qui pourraient faire un petit vétéran en cumulant leurs âges. Des vieux aussi. Bref, l’équipe habituelle, qui nous a fait quelques misères ces derniers temps.
C’est bon, on est chauds (enfin façon de parler, parce que dehors, ça caille grave), on va y aller. Un dernier discours avant de sortir du vestiaire, et les consignes des coaches : « on s’en fout du résultat..mais l’important, c’est qu’on gagne » . Voilà, les mots sont lâchés, il va falloir mettre en pratique ce qui a été vu aux derniers entrainements. Et là on ne rigole plus.
C’est donc Jacques qui se sacrifie au premier tiers temps pour arbitrer; et nous donnons le coup d’envoi, nos adversaires ayant choisi de recevoir. Sauf que sur le début de match, c’est plutôt nous qui recevons. Une très grosse défense dans nos 5 mètres pendant de nombreuses minutes, mais la ligne finira par céder et la saison commence comme elle avait terminé, nous sommes menés au score. Pas pour très longtemps, car l’acharnement finira par payer, et Baptiste égalisera avant la pause.
Deuxième tiers temps, Lolo se colle à l’arbitrage pour permettre à Jacques de recevoir ses gnons habituels. Les deux Arnaud sont remontés comme des coucous suisses, et rapidement, nous inscrirons un bel essai qui nous permettra de vivre une situation quelque peu oubliée ces derniers temps: celle de mener au score. Mais nos adversaires, qui ne sont pas en reste, ne sont pas venus pour nous offrir la victoire. Ils nous le feront savoir sur un dégagement que Michel, et non Baptiste, botta de façon malheureuse , qu’ils récupèreront habilement pour égaliser. Tout est à refaire, et la deuxième pause est atteinte à nouveau sur un score de parité.
Troisième tiers temps: Jacques , bien amoché, reprend le sifflet et les corps meurtris se remettent au travail. L’absence de remplaçant se fait sentir, d’autant que nos adversaires peuvent se permettre quelques apports de sang frais. Mais nous, on reste chauds, et très rapidement, nous regouterons aux joies de l’essai et de l’avantage au score fut il maigre. Il va falloir tenir. Encore 10 minutes à jouer. Les esprits s’échaufferont quelque peu, vite calmés par l’arbitre, et nos adversaires pilonneront nos lignes arrière pour tenter de revenir au score. Et ce que l’on craignait arriva: Sur une course rapide de leur ailier, ils égaliseront à nouveau. La fin du match sera tendue comme un string. On ne veut rien lâcher, la victoire c’est comme la fellation, quand on y a gouté, on a du mal à s’en passer. Enfin c’est une image, mais j’me comprends. C’est donc sur ces bonnes paroles que les Os donneront tout ce qu’ils ont dans le ventre, pour parvenir à inscrire le quatrième essai à 4 minutes de la fin. On tente de corrompre l’arbitre et le chronométreur, mais sans succès. Il va falloir tenir, et tenir encore. Mais non mais non, les Os de Vie ne sont pas morts. Car ils courent encore. On sait qu’on ne va pas perdre, mais on aimerait gagner. On joue devant, des petits tas, des départs au ras pour conserver l’ovale. Et finalement, sur un maul qui progresse bien et met nos adversaires sur le reculoir, c’est notre maxi demi de méléé qui s’échappera petit coté le long de la touche, surprenant tout le monde, pour inscrire l’essai de la confirmation. 5 à 3, la victoire est là. Une dernière action pour la gloire et l’amusement, et l’arbitre renverra tout le monde au vestiaires, après les embrassades et la haie d’honneur traditionnelles.
On remerciera au passage les anianais pour leur fair play, pas de blessés, pas de jeu dangereux, des jeunes qui ont joué dans l’esprit, bref tout ce qu’il faut pour une belle rencontre. Et quelques erreurs qui nous ont fait plaisir aussi (oui, nous n’avons pas l’exclusivité des en avants ou des interceptions).
Le passage a la douche sera plus joyeux qu’à l’accoutumée, et nous retrouverons un autre pack, plus houblonné cette fois ci. Avec une énorme performance, celle d’arriver à avoir de la bière chaude alors qu’il fait -5° dehors. Et bien entendu le retour des chants traditionnels qui remettent la tète dans le sens de la marche.
Direction ensuite le nouveau restaurant, en compagnie de nos adversaires qui feront jeu égal sur le nombre de convives -bravo à eux, avec le trajet retour, c’est courageux- , et de François le Français, bon de sortie en poche. Petit apéro en attendant la suite plus consistante. Certains peuvent regretter les charmes de l’ancien restaurant, mais finalement, le nouveau possède également quelques atouts. Le portugais ne fait pas que dans la morue. Merci Misterping pour cette découverte. Après le café, Loic mettra sa tournée de Get, suivi par la truite au Porto (non, ce n’est pas une nouvelle recette de Maité!), jusque tard dans la nuit. Mais la suite n’étant pas racontable, on s’en tiendra là pour le commentaire.
Un grand merci à tous ceux qui ont eu le courage de venir ce soir, de montrer qu’on en avait encore dans le ventre (pour moi, je sais, c’est facile), on s’est fait mal, on a souffert, on est restés soudés; ets au final, le résultat est là. Et le gout de la victoire retrouvé, c’est bon. Comme…euh, ben comme la victoire quoi. Je vais me répeter, mais c’est tellement rare, alors ça ne fait pas de mal:
Félicitations à tous les présents ce soir
Bon, ça c’est dit, on ne se repose pas sur nos lauriers non plus, la saison est encore longue. Entrainement vendredi prochain par nos coaches habituels sur le même principe que ce qui fonctionne jusqu’à présent, en attendant de recevoir Clermont le 3 fevrier.
Philou2

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Potes deThau 3 – 0 Os de Vie: Balèze Mèze

Ce match s’annonçait une nouvelle fois compliqué. Un match en semaine, retour de vacances, bref pas l’idéal pour gonfler les effectifs. On s’attendait bien à un retour en force de ceux qui militaient l’an dernier pour un entrainement le jeudi, notre ancien président en tête, mais que nenni. Donc 9 inscrits officiels 3 jours avant la rencontre, c’était le branle-bas de combat pour honorer notre rendez vous. Car on ne recule jamais. Grace à l’apport extérieur de David et Hervé, le moral remontait un peu. Et puis 3 blessés sur le retour, Michel, Patrick et Grandfred (qui déclarait à l’issue du match: la blessure, ce n’est pas grave, l’important c’est de bien bander) nous permettaient avec Nano d’atteindre l’effectif pléthorique de 17 joueurs. C’est peu face au 25 à 30 potes d’en face, mais réglementairement suffisant .
Deuxième difficulté, trouver le stade. Pas évident pour certains, même s’il se situe avenue du stade . Comme diraient certains, que je ne nommerai pas par respect pour François : »oui mais il y en a plusieurs ». Finalement, tout le monde trouvera assez facilement le vestiaire sous la tribune principale. Vestiaire ou un petit discours de rappel mettra certaines pendules à l’heure pour certains et motivera les troupes comme il se doit.
Troisième difficulté: trouver le terrain. Ben oui, du fait des inondations récentes, le terrain d’honneur est suspendu. Le match a lieu sur un terrain annexe. Pour le trouver, il faut longer le stade, passer devant le panneau publicitaire des pompes funèbres, franchir le tourniquet, passer sous un portique, traverser la route, s’enfoncer dans un petit bois sans éclairage au milieu des loups, franchir le ruisseau en aveugle sur un petit pont de bois à la lueur des étoiles , éviter les souches, franchir une barrière de feu avec 3 dragons ..euh non, là pour le coup j’exagère un peu, mais à peine. Et puis soudain, après une longue marche, au milieu des brumes, la lumière tamisée des projecteurs laisse entrevoir un semblant de clairière. On a trouvé le Graal. Enfin le stade. Il est là. Pas majestueux, mais lugubre. On se croirait dans un remake d’ Harry Potter, en pire. Le terrain est gras comme un pilier frontignanais, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. On y découvre nos adversaires, nombreux comme à leur habitude. Pas d’ailiers ni de centres, que des avants. Comme d’habitude. C’est clair, on ne va pas faire dans la dentelle ce soir, mais on était prévenus, c’est toujours comme ça à Meze.
Petit échauffement light sous les yeux des quelques spectateurs, et c’est parti pour le carnage. Pardon, pour le match. La composition de l’équipe n’est pas très difficile à faire vu l’effectif, c’est au moins un avantage. Nous gagnons le tirage au sort et décidons d’engager. Très rapidement, les adversaires nous confirment que ça va jouer devant. La finesse, on la laisse aux autres. Leur cerveau est resté au vestiaire, on fait pareil. On subit un peu le jeu, mais ça tient devant. Quelques actions encourageantes nous remonteront le moral, parce que nous, oui, ça nous arrive parfois de faire une passe, et des fois même sans faire un en-avant. Mais devant le pressing adverse, on recule régulièrement. Des mauls à 30 joueurs, manque plus que l’arbitre dedans et le compte est bon. Finalement, après une mêlée perdue, pénaltouche à 5 m de nos poteaux, les potes de Thau enfonceront notre défense et viendront s’affaler sur la ligne d’en-but pour ouvrir le score sur un bel essai collectif tout en puissance. Fin du premier tiers temps .
Le deuxieme tiers temps débutera sous les chapeaux de crampons (ben oui, les roues dans la boue, ça ne marche pas). Jacques, arrivé à la bourre mais bien présent, rentrera en troisième ligne; au bout de 10 secondes, nos adversaires tenteront de le calmer sans succès avec un plaquage destructeur qui lui laissera une arcade meurtrie. Puis 10 secondes plus tard, une autre agression le laissera au tapis quelques secondes. Visiblement, il n’est pas le bienvenu. Mais il est solide, notre Jacquot, et il se relèvera et finira le match malgré tout. Cette deuxième partie de rencontre se limitera à un affrontement d’avants bestial (pléonasme) , avec une tactique et une technique plus obelixienne que jamais. Les amoureux du beau jeu et des doubles croisées sautées vrillées carpées et autres, vous repasserez. C’est dans la mêlée que ça se passe. On pousse, on met la tête, on ne sais pas trop ou on est, mais pas grave, on ne réfléchit pas (ce qui au passage en arrange certains, enfin j’me comprends). On se relève et on pousse encore. A ce petit jeu, le score restera stérile, et la deuxième pause verra nos adversaires regagner le bord du terrain avec leur maigre avantage. Il n’y a que ça de maigre d’ailleurs.
On attaque le troisieme tiers temps usés, mais vaillants. Toujours devant, rien n’a changé. Nos ailiers se plaignent de l’inactivité mais difficile de les occuper. Chaque fois qu’on a la balle, nos adversaires se mettent à la faute, et l’arbitre , excellent au demeurant, s’active du sifflet ce qui a pour effet de hacher le jeu et de nous empêcher de développer le notre. On repart donc sur un affrontement devant. Quant aux touches, ça restera encore et toujours le point noir de l’équipe. Malgré nos deux twin-towers Fred et Mathieu, , qui dépassent allégrement les cinq mètres à eux deux (dépliés quand même), impossible d’attraper un ballon. Et par deux fois, sur des contres habilement menés par les locaux, nos défenses fatiguées se feront transpercer. On aura bien tenté en fin de rencontre de changer de technique en touche, et faisant sauter le 9 , levé par les 2 géants, le pilier prenant la place du demi de mêlée pour l’occasion. Original, et relativement efficace je dois dire. Mais ça ne suffira pas pour débloquer le compteur, car les mézois sont aussi costauds en défense. Et c’est finalement sur le score de 3 essais à rien que l’arbitre sifflera la fin des hostilités. Marquée comme il se doit par la traditionnelle haie d’honneur avant de regagner les vestiaires par le chemin inverse, mais désormais connu, à travers bois et forets où les loups ont cédé la place aux tendres biches. Putain quel romantisme ce soir!.
Une bonne douche vivifiante pour se remettre, et direction le mas de garric pour les choses sérieuses. Non sans passer par un petit acompte houblonné au club house local le temps de récupérer les retardataires du vestiaire. Un apéro + repas agréable, que les plus vaillants prolongeront au comptoir par quelques vapeurs mentholées agrémentées de bulles et glaçons. Mais comme sur le terrain, pas d’envolées lyriques lors de la soirée, on a tous un boulot le lendemain, et la céphalorectalite nous guettant, la plupart des joueurs se tiendront correctement avant de regagner leurs pénates et les bras tendus de Morphée pour une petite nuit réparatrice.
Un grand merci à tous ceux qui sont venus et qui on répondu présent à l’invitation de nos hôtes. La défaite ne nous fait pas plaisir évidemment, mais il ya des défaites qui passent mieux que d’autres malgré tout. Là, on a tout donné, personne n’a triché, et c’est certainement le plus important de voir un groupe enfin ressoudé autour du ballon ovale plutôt que des ballons de rouge (même si l’un n’empêche pas l’autre, il faut respecter l’ordre des choses). Une défaite avec les honneurs donc, mais j’espère que le cycle va s’inverser prochainement.
Alors pour motiver les troupes, si on gagne le 25 contre Saint Jean, je vous promets une surprise dans le vestiaire pour le match suivant (sur une idée de l’ Auvergnat que je remercie)
Donc vous l’avez compris, vendredi 18, on n’est pas là pour rigoler, entrainement sérieux, 2 matches à suivre, donc présence impérative et à l’heure. Nos coaches se chargeront de l’entrainement et de la préparation physique, tactique et mentale des 2 prochaines rencontres.

Philou2

Publié dans Vie du club | Commentaires fermés sur Potes deThau 3 – 0 Os de Vie: Balèze Mèze

MOVEMBER 2016

movember1Salut à tous les Mo Bros et à toutes les Mo Sistas, Vous n’auriez pas la moustache qui frétille ?  Novembre arrive à grands pas et quelques tics commencent à apparaître au niveau de la moustache….. et oui c’est le MOVEMBER 2016!!!!!

Au programme cette année , APRES MIDI RASAGE au salon à partir de 14h le Mardi 1er nov et aussi l’EVENEMENT APÉRO MI MOVEMBER au @Café Lumière le 19 nov à partir de 18h.

 

Coiffure Clerc Véronique 
Salon de coiffure
Adresse : 21 Rue Paul Valéry, 34200 Sète
Téléphone :04 67 74 65 70
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La reprise c est Maintenant !!

Reprise des entraînements des os de vie avec les anciens et les nouveaux anciens ou les anciens nouveaux.

Pour rejoindre les os de vie, une paire de crampons et rendrez vous le vendredi à 19h30 au stade de rugby de Frontignan.

PAS BESOIN D’ÊTRE FOU POUR JOUER AUX OSDEVIE MAIS ÇA PEUX AIDER

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